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Laurence Franc-Menget, associée, Herbert Smith Freehills : « J'ai eu la chance de travailler avec des équipes de très grande qualité »

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Le Monde du Droit a interrogé Laurence Franc-Menget, associée en arbitrage international chez Herbert Smith Freehills à propos de sa récente cooptation.

Selon vous, qu'est-ce qui a présidé à votre cooptation ?

La volonté du cabinet de promouvoir l'arbitrage à Paris, une initiative amorcée depuis 2017 avec les recrutements de Thierry Tomasi, associé et Emily Fox, Of Counsel, afin de soutenir une équipe jeune et dynamique en forte croissance. L'équipe disputes à Paris compte aujourd'hui 5 associés dont deux en arbitrage, et le fort développement de la pratique m'a permis de devenir associée. L'engagement d'Herbert Smith Freehills pour la promotion des femmes au sein du partnership a aussi été un élément important de ma cooptation.

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Docteur en droit, j'ai rédigé une thèse de droit comparé sur le contrôle judiciaire des sentences arbitrales en droit français et américain avant de devenir avocate puis j'ai travaillé quelques années dans l'équipe d'arbitrage de Gide avant de rejoindre Herbert Smith fin 2008 avant la fusion avec Freehills, où j'ai été promue Of Counsel en 2013.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Il y a beaucoup de personnes qui ont joué un rôle clé dans ma carrière.
Je citerai mon directeur de thèse Philippe Fouchard qui m'a confortée dans mon choix de faire de l'arbitrage international, Carole Malinvaud, associée arbitrage chez Gide, qui m'a montrée qu'on pouvait concilier une vie professionnelle très exigeante et une vie de famille, Charles Kaplan, qui m'a recrutée chez Herbert Smith, puis Isabelle Michou qui m'a donnée de précieux conseils pour répondre au mieux aux exigences de nos clients tout en conservant un bon esprit d'équipe. Et enfin de nombreux associés du cabinet Herbert Smith Freehills et, plus particulièrement, Paula Hodges à Londres, ainsi qu'Andrew Cannon, Stéphane Brabant et Nina Bowyer à Paris qui m'ont aidée à grandir et à développer un esprit plus entrepreneurial.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

L'adrénaline que me procurent les audiences qui est l'acmé de la procédure d'arbitrage, où l'ensemble de l'équipe qui connait parfaitement le dossier, est mobilisée en permanence et sait que tout peut basculer sur un document, une question, une phrase d'un témoin. Plus généralement, j'ai eu la chance, et c'est toujours le cas, de travailler avec des équipes de très grande qualité, faisant preuve d'une solidarité à toute épreuve toujours dans une bonne ambiance, quelles que soient les circonstances.

Quels sont vos domaines de compétences ?

J'accompagne mes clients aussi bien dans des litiges relatifs à la vie des sociétés, ou portant sur des contrats de joint-ventures, de construction ou de distribution et je conseille aussi de nombreux clients dans le domaine de l'énergie. J'interviens souvent dans des pays d'Afrique de l'espace OHADA ainsi que dans les pays du Maghreb, comme l'Algérie. J'ai également une grande expérience en matière d'arbitrage d'investissement, dans des litiges impliquant les États et dans des contentieux en lien avec l'arbitrage devant les tribunaux français.
Quelles sont, selon vous, les actualités marquantes de ces dernières semaines dans ces secteurs d'activité ?
Il existe une remise en cause assez forte de l'arbitrage international tant par l'opinion publique s'agissant de l'arbitrage d'investissement qu'elle découvre, que par les utilisateurs de l'arbitrage commercial qui critiquent sa lourdeur et son coût. Cette crise est un véritable enjeu pour les conseils et les nouvelles générations qui se doivent d'y répondre et d'innover pour montrer les nombreux intérêts et avantages de l'arbitrage pour la résolution des litiges internationaux.

Qui conseillez-vous ?

De grandes entreprises françaises et étrangères notamment dans le domaine de l'énergie mais aussi dans le domaine de la construction et des États.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)